Elitloppet, mon amour <3

La fin du mois de mai. Le parfum de l’été qui arrive, le soleil chasse (enfin) la pluie, les pulls sont (presque) rangés au fond de l’armoire…. et les cracks prennent la direction du quartier de Bromma à Stockholm. Voilà venue l’heure du week-end de l’Elitloppet. Let’s go to Sweden ! 

C’est seulement la troisième année que je me déplace en Suède pour assister à l’Elitloppet. De la découverte en 2015 ;  l’édition cette année-là n’avait pas été grandiose (Magic Tonight gagnait la finale devant Mosaïque Face et Nuncio, 3e après une course passée en 3e épaisseur) à la journée magique du dimanche 28 mai 2017, le bonheur de partir n’a jamais été aussi élevé. 

Un faux air de camping, une ambiance de stade de foot

L’Elitloppet, c’est un peu une ambiance comme au camping. Oui, comme une douce après-midi d’été où vous vous rendez à la plage avec vos transats, parasols et glacières. Entre potes, vous passez votre temps à bronzer sur le sable fin, face à la mer et au son apaisant des vagues. A Solvalla, c’est la même chose…. sauf qu’il n’y a ni la mer ni le sable. Le public jouxte la piste. Un espace délimité au sol, respecté au moindre centimètre, est réservé aux spectateurs venus avec leur siège pliable et leur sac isotherme. Ils arrivent tôt le matin et campent face aux barrières. Malgré la foule, pas de bousculade.

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Au fur et à mesure que l’événement se rapproche, la tension monte. A chaque sortie des champions pour les échauffements, le public se lève. Salves d’applaudissements contre saluts reconnaissants des drivers. Sorti 4 fois en piste avant sa batterie l’an dernier, Nuncio et Stefan Melander sont complimentés autant de fois par la foule. Dans les gradins, toutes les franges de la populations sont présentes : hommes, femmes, jeunes, moins jeunes, clubs de supporters Suédois ou étrangers. Les plus fortunés sont au restaurant, qui affiche complet depuis bien longtemps.

Pour assister à l’Elitloppet, certains fans patientent de nombreuses heures devant les grilles. A l’ouverture, gare à ne pas être sur leur chemin !

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L’ambiance ne retombe jamais. Chaque départ est précédé d’un mini clapping et surtout d’une petite touche musicale qui donne sa saveur à la Suède. Les tambours résonnent dans les 30 dernières secondes. Le « Played a Live » de Safri Duo, médiatisé notamment dans le jeu vidéo Fifa 2003 et dans les publicités, rajoute un peu de folklore. La théâtralisation à la Suédoise. N’oublions pas aussi la présentation des drivers sur le bus à étage quelques heures avant les batteries.

Après course, pas de stigmatisation. Que cela soit une petite ou une grande course, le driver vainqueur a le droit de monter sur le podium, face au public, pour une petite ovation. L’occasion de répondre également au speaker de l’hippodrome… et de savourer rapidement une petite coupe de champagne. Imaginez Adrien Lamy, en 2015, vainqueur avec Torre Crepin du Montééliten et tombeur du record du monde au monté. Acclamé par plus de 25 000 spectateurs scandant son nom. Les frissons !

L’emphase entre pros et public malgré la cadence effrénée

Le rythme des courses Suédoises est plus tonique qu’en France. Le week-end de l’Elitloppet, c’est en moyenne 28 courses organisées, sans compter les courses de poneys en tout début de matinée. Des départs quasiment toutes les 20 minutes. Malgré ça, le public est présent en masse de la première à la dernière course. Bien évidemment, la réunion du samedi voit une affluence moins importante que le dimanche.

Pourtant, ce n’est pas la cadence, bien rodée dans les écuries, qui enlève le sourire aux drivers et entraîneurs. La preuve l’an dernier avec les photos et vidéos de Björn Goop et sa victoire avec Timoko. Debout sur les barrières, en empathie avec les spectateurs sitôt descendu du sulky.

Après sa déception de l’an dernier, Bold Eagle et Sébastien Guarato reviennent cette année en terrain connu. L’entraîneur a tiré les leçons de l’édition 2017. D’ailleurs, dans une interview très intéressante, Sébastien Guarato explique qu’il va y avoir pas mal de changements pour le cheval.


Le programme des Français

Le week-end 2017 était alléchant, celui de 2018 l’est tout autant. Timoko parti à la retraite, le champion de Richard Westerink pourra compter sur Dreammoko dans l’Elitloppet. Bold Eagle cristallise forcément toutes les attentions, en imaginant déjà un duel face à Propulsion en finale.

Samedi, la « championne dans l’ombre » Billie de Montfort, part à la recherche d’une première victoire depuis 2 ans et demi ! Elle est engagée dans la Sweden Cup. Enfin, Carat Williams et Coquin Bébé seront au départ de l’autre épreuve d’importance du samedi, le Harper Hanover.

SAMEDI

  • SWEDEN CUP – 1640m autostart (Les 3 premiers de chaque batterie sont qualifiés)
    • Blues d’Ourville (Pierre Houel – Virginie Lecroq) – 1re batterie – 12h40
    • Caïd Griff (Örjan Kihlström – Daniel Redén)  – 2e batterie – 13h05
    • Billie de Montfort (David Thomain – Sébastien Guarato) – 3e batterie – 13h30
    • Finale de la Sweden Cup – 15h18
  •  HARPER HANOVER – 3140 mètres départ volté (rendement de 20m à 70 000€, de 40m à 160 000€) – 17h21
    • Carat Williams (David Thomain – Sébastien Guarato)
    • Coquin Bébé (Jorma Kontio – Franck Leblanc)
    • U.S Male E.P (Wilhelm Paal – Olivier Raffin)

U/S Male E.P devra rendre 20 mètres contre 40 mètres pour les deux tricolores. Enfin, signalons la présence d’un cheval bien connu en France au départ de ce Harper Hanover,   Call Me Keeper !


DIMANCHE

  • MONTEELITEN – 1640 mètres départ autostart, trot monté – 13h40
    • Be Mine de Houelle (Marie Bacsich – Franck Leblanc)
    • Julio de Luxe (David Thomain – Björn Goop)
  • ELITLOPPET – 1640m autostart (Les 4 premiers de chaque batterie sont qualifiés pour la finale)
    • Dreammoko (Björn Goop – Richard Westerink) – 1re batterie – 15h22
    • Bold Eagle (Franck Nivard – Sébastien Guarato) – 1re batterie
    • Up and Quick (Jorma Kontio – Antoine Lherété) – 1re batterie
    •  Uza Josselyn (Erik Adielsson – René Aebischer) – 2e batterie – 15h49
    • Amiral Sacha (Gabriele Gelormini – Florent Lamare) – 2e batterie

Bold Eagle est tombé dans la batterie la plus facile. Face à lui, les deux tricolores Dreammoko (numéro 1) et Up and Quick (numéro 8). Signalons la présence dans la batterie 1 de Volstead (Stefan Melander), Lionel (Daniel Redén) et Takethen (Steen Juul).

Amiral Sacha n’a pas eu de chance. En plus de devoir affronter Propulsion et Ringostarr Treb, il devra partir tout à l’extérieur avec le numéro 8. Loin d’être un cadeau… La finale est prévue à 17h38.

  • TOMMY HANNES LOPP – 1640 mètres autostart (Groupe II pour 4 ans)
    • Ever Pride (Gabriele Gelormini – Sébastien Guarato)

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