EDITO / Relancer la machine… tous ensemble !

La pandémie de Coronavirus nous fait vivre une situation sans précédent, aussi bien dans l’Institution des Courses que dans la société en général. Alors que le mal semblait soigné, avec des enjeux qui repartaient à la hausse, c’est un cataclysme qu’il va falloir affronter, les uns avec les autres et non les uns contre les autres.

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Qui pouvait croire, il y a quelques jours, que les courses allaient s’arrêter ? Moi-même, sans doute trop naïvement, je ne pensais pas assister à la situation qui est la nôtre en ce mardi 17 mars 2020. Trente jours d’arrêt minimum, des hippodromes fermés, une activité économique plongée en pleine crise. Les quelques réunions étrangères qui devraient figurer au programme dans les prochains jours ne seront qu’un infime pansement sur une très longue et douloureuse plaie. Nous en sommes bien-là, à vivre au jour le jour sans avoir l’assurance de savoir de quelle couleur sera fait demain.

Plus globalement, c’est tout un pays, ou plutôt un continent, qui doit lutter avec force et hargne contre la maladie. Car, avant de penser à notre propre sort, c’est avant celui de l’Être Humain qui est en jeu. Bien que le Coronavirus ne soit qu’un « simple » virus, il continue de tuer sans qu’aucun chercheur ni scientifique ne puisse trouver de remède ou de vaccin. Freiner et tenter d’endiguer la propagation du Covid-19, c’est ce à quoi se résout le Gouvernement Français, et donc l’Institution des Courses. Les mots d’Emmanuel Macron, lors de son allocution télévisée du jeudi 12 mars ont été forts, « sauver des vies quoi qu’il en coûte […] La santé n’a pas de prix. »

750 millions d’euros de manque à gagner pour le PMU

Après la séparation des masses, la hausse de la TVA, l’augmentation des coûts des matières premières, la diminution des enjeux puis des allocations, il ne manquait plus que ça : un arrêt définitif durant près d’un mois, voire plus. Un manque à gagner énorme pour le PMU, avoisinant, à la louche, 750 millions d’euros. Que va-t-il se passer ? Je serais bien trop présomptueux à pouvoir répondre à cette question. Comme tout le monde, je me contente de regarder la situation et de me poser cette question : comment allons-vous faire ?

Et après ?

Ce qui est certain, c’est que nous devrons nous serrer les coudes pour remettre la machine en état de fonctionnement. Avec toutes les baisses de revenus supportées depuis des années, les professionnels ne se relèveront pas sans une aide conséquente de la part de l’Etat. Les gestes prévus par Emmanuel Macron sur les indemnisations du chômage partiel, le report du paiement des prélèvements et impôts ainsi qu’un autre report majeur, celui des prêts bancaires pour les entreprises, sont des signes forts. Attendons désormais de voir comment se présenteront ces différents plans.

Le Président de la République, toujours lors de son discours du jeudi 12 mars, a évoqué un « Plan de Relance National […] qui soit cohérent avec nos priorités et nos engagements pour la France ».  Il est l’heure pour l’Institution des Courses de réaliser le lobbying nécessaire pour obtenir le plus de visibilité possible auprès de l’Etat. Ce qui a tant fait défaut lors de la hausse de la TVA sur les activités équines doit se faire ressentir dès à présent. Le discours très solennel du Président de la République en ce lundi 16 mars devra se concrétiser pour les acteurs du milieu hippique, après plusieurs mesures impactant de façon très importante l’économie.

Prônons l’unité !

Pour relancer les enjeux, il faudra avant toute chose soutenir ceux qui sont les premiers touchés par cette interruption : les socio-professionnels. Sans chevaux, pas de courses. Depuis plusieurs mois, LeTrot et France Galop ont pris la parole, ensemble, pour diverses communications. Aux deux Institutions de défendre leurs meilleurs ambassadeurs ! A plusieurs reprises lors de son allocution du 16 mars, Emmanuel Macron a lâché cette phrase : « Nous sommes en guerre ». A l’Institution entière, tous les corps de professions, main dans la main (lorsque le virus sera vaincu), nous devrons réfléchir et penser nos « Trente Glorieuses », pour relancer la machine !

Bien que reportée, les « Assises du Trot » joueront un rôle crucial en pleine période de doute !

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