MEETING D’HIVER 2021-2022 / 19 chevaux qui feront parler d’eux

Parce qu’ils sont en retard de gains, spécialistes des épreuves support du Quinté+ ou ont été préparés pour l’hiver, découvrez nos 19 chevaux qui feront parler d’eux au cours du meeting.


Spécial Quinté+

Dick des Malberaux (Matthieu Abrivard)

Avec lui, il faut surtout que la carrosserie tienne. Il a pris une autre dimension depuis son arrivée dans l’écurie de Matthieu Abrivard. Cheval au physique imposant, qui possède de la polyvalence au niveau des distances, Dick des Malberaux se retrouve en total retard de gains. Si sa santé le laisse tranquille, il doit absolument remporter, au minimum, un Quinté+.

Encierro Jyl (Mickaël Cormy)

Il n’était pas précoce et son entraîneur a pris le partie de l’attendre. Le magnifique fils de Niky l’a rendu à Mickaël Cormy, avec une année 2021 excellente… mais il en a encore sous le capot. Depuis longtemps, Encierro Jyl fait figure de nouveau « Balbir » et de possible locomotive. Reste maintenant à s’aligner dans les belles joutes parisiennes. Il est taillé pour courir sur le 2700 mètres ou les 2850 mètres de Vincennes. Il ira probablement à Cagnes, mais j’aimerais le voir à Vincennes. Son potentiel pour s’y imposer ne fait pas trop de doute.

Fiesta du Belver (Robert Chauvin)

Rare sont les entraîneurs à ne pas faire usage du déferrage régulièrement. Jument estimée par Robert Chauvin, Fiesta du Belver présente donc l’avantage d’avoir été pieds nus à seulement six reprises en 44 courses. Elle va prendre un an de plus au 1er janvier et pourrait découvrir des conditions intéressantes au niveau de ses gains dans des Quinté+. Attentiste qui a réussi sur longue et courte distance, il faudra compter sur elle cet hiver.

Felli Eleven (Antonio Ripoll-Rigo)

J’ai toujours adoré ce cheval qui semble arriver à maturité physiquement. Il est souvent drivé de façon offensive mais ça ne l’empêche pas de performer. C’est un chic trotteur, qui boucle très régulièrement tous ses parcours au trot. A l’image de Fiesta du Belver, Felli Eleven va rencontrer des tâches où il est en mesure de briller, dans les Quinté+, face aux chevaux d’âges.


Les possibles révélations

Gloire du Perche (Vincent Seguin)

Elle a hérité d’un physique imposant, comme l’était son père, Utoky. Lauréate en fin d’année de trois ans sur la cendrée de Vincennes, sur un parcours qui n’était pas fait pour lui plaire, elle a connu une saison 2021 allégée. J’aimerais la voir au trot monté mais Gloire du Perche dispose d’une belle marge de manoeuvre, notamment au niveau du déferrage. Vu son action, Vincennes ne doit pas constituer un obstacle dans sa progression. David Thomain l’a mené à plusieurs reprises au succès. Pas impossible que ça puisse continuer pour ce tandem.

Hilton du Greny (Sébastien Ferchaud) & Homer de Fromentel (Damien Lecroq)

J’ai décidé de parler de ces deux chevaux ensemble car il est fort probable de les voir combattre dans les mêmes épreuves. Le premier cité est totalement amélioré par le déferrage des quatre pieds tandis que le second peut faire plier tous ses adversaires au train, à condition de s’élancer sur la bonne jambe. Ils ont chacun leur point fort et leur point faible, mais surtout le moteur pour se faire remarquer cet hiver.

Hunger Games (Etienne Dubois)

Il aurait pu être un pari amusant du meeting d’hiver dernier… mais Hunger Games est resté à l’écurie. Ça ne sera pas le cas pour cette année, où le fils de Goetmals Wood va se présenter dans la peau d’un cheval en total retard de gains. Désormais, il est difficile de dire d’un cheval qu’il est déclassé, mais le pensionnaire d’Etienne Dubois doit sensiblement augmenter son compte en banque. Entre le fait qu’il n’a jamais été déferré, qu’il n’a jamais été confié à un catch-driver, et qu’il possède des lignes intéressantes, ça en fait un cheval à ne pas lâcher pendant les cinq mois de course.

Igrec de Celland (Christophe Jariel)

Sa carrière est parfaitement gérée par son entraîneur et propriétaire, Christophe Jariel. Igrec de Celland a tout de suite réalisé des prestations convaincantes. Il ne court qu’à bon escient mais il a tout de même un compte en banque assez élevé. Le déferrage pourra probablement être envisagé même s’il n’est pas impossible de le voir « protégé » régulièrement. C’est un poulain à suivre car il devrait s’étoffer physiquement.

Iway (Sébastien Guarato)

J’aurais presque pu le mettre dans les coups de coeur tellement j’adore ce frère de l’estimé Hub. Comparé à son ainé, il a un profil physique totalement différent, mais lui aussi possède beaucoup de classe. Il l’a montré rapidement, dès la qualification. Ensuite, son entraîneur a pris son temps et l’a épargné mentalement des combats. Iway est un poulain qui demande à « être fabriqué », à se construire, aussi bien dans sa morphologie, que dans sa tête. Reste à voir comment il se comportera à Vincennes. C’est un cheval d’avenir.


Les valeurs sûres

Deedjar du Vivier (Charles Dreux) 

Son précédent hiver a été très court, puisqu’il a été victime d’un problème physique. Déjà qu’il semblait être en retard de gains, Deedjar du Vivier va conserver ce statut une fois de plus. Bien qu’il soit fautif de temps à autre, c’est le vrai cheval pour Vincennes. Son association avec Eric Raffin fonctionne à merveille. Il faut prendre son abonnement d’entrée de jeu.

Gently de Muze (Jean-Michel Bazire)

Il en avait gagné deux l’hiver dernier, sans avoir à forcer son talent. Gently de Muze pourrait très fortement remettre ça cette année. Du haut de son année de cinq ans, il n’a même pas couru à vingt reprises ! Mis dans du coton par Jean-Michel Bazire, c’est un cheval appelé à vieillir, sans aucun doute.


Les coups de coeur

Bolero Gar (Laurent et Alexandre Abrivard)

Lorsque les deux professionnels vous disent qu’ils ont un coup de coeur, vous pouvez être certain que, sans problème de santé, nous devrions entendre parler de ce trotteur d’origine italienne. Bolero Gar avait laissé une très belle impression lors d’une victoire sous la selle, sur un parcours de vitesse. Depuis, il a gagné, de façon un peu plus poussive, sur la petite piste. Suivons-le tout de même car son entourage lui porte une certaine estime.

Great of Madrik (Sébastien Guarato)

En digne fils de Jag de Bellouet, Great of Madrik demandait à se souder physiquement. Après plusieurs petites alertes, il a retrouvé son meilleur niveau. Element dur à l’effort et qui peut « envoyer » de loin, il va entrer dans une tranche de gains où les courses fermées vont s’enchaîner. Il faudra faire face aux chevaux économisés pour ce meeting d’hiver, mais il faut le surveiller de près.

Harmony du Rabutin (Guillaume Huguet)

Elle va boxer dans l’ombre de son compagnon d’entraînement, Horchestro… mais du fait qu’elle soit une femelle, Harmony du Rabutin va rencontrer des engagements intéressants. De plus, elle possède la même estime que le mâle de la part de son entraîneur. Son physique n’est pas celui d’une jument précoce. Malgré tout, son moteur est déjà construit. Elle avait laissé une bonne impression lors de sa victoire du 24 septembre dernier. Ses incursions en région parisienne devraient être fructueuses.

Falco du Douet (Jean-Christophe Germain)

Après un début de carrière plus que propre, Falco du Douet a pratiquement été écarté des pistes durant un an. Depuis, il est revenu plus fort que jamais et a pu bénéficié de l’amélioration du déferrage des quatre pieds. Bien qu’il puisse faire la course en tête (sans ses fers), je le préfère en venant sur les autres. Vincennes et le profil de la grande piste n’ont pas été un problème à trois ans. Il a des gains, tout de même, mais ce cheval me semble encore tout neuf.

Hasparren (Jean-Philippe Monclin)

Son entraîneur l’a attendu mais son année 2021 est pleine ! Capable de réussir à l’attelé comme au trot monté, il faudra la jouer finement dans un parcours, car son compte en banque est bien garni. Maintenant, Hasparren semble trotteur et sérieux (il n’a jamais été disqualifié depuis ses débuts). Je ne le vois pas en gagner trois ou quatre cet hiver mais ce cheval reste encore à construire physiquement.

Houat de Houelle (Franck Leblanc)

Dans cette liste, il fait figure de gigantesque inconnue. En effet, à l’heure où j’ai écrit ces lignes (à la fin du mois du mois d’octobre très exactement), Houat de Houelle doit passer passer par la case des requalifications. Il existe donc un doute sur sa participation cet hiver. Néanmoins, cet élément de qualité au sein de l’écurie de Franck Leblanc a affiché de solides moyens l’hiver dernier. Avec tout juste 30 000€ de gains, il dispose de la marge nécessaire pour enlever deux courses.

Ibis Quick (Mail Esper)

Avec seulement quatre courses à la fin octobre 2021, Ibis Quick ne possède pas une grande expérience de la compétition. Pourtant, malgré deux disqualifications, il a enlevé deux courses, dans un style prometteur. Il demande à confirmer mais il a laissé entrevoir un potentiel. Même s’il ne parvient pas à gagner cet hiver, il convient de le surveiller.


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